« Les derniers jours du disco» de Whit Stillman (une recommandation d’Élisabeth Olliéric)

Découvrir ce livre ici
« Je me souviens du rock » de Gilles Verlant (un conseil d’Emmanuel Plane)

C’est le livre qui me sert de modèle depuis 15 ans. Je n’avais pas fini de le lire que je n’avais qu’une envie : imiter la démarche de l’auteur. Quand Gilles Verlant entreprend en 1998 la rédaction de Je me souviens du rock, il se fixe 3 principes :
-
Retranscrire cinquante souvenirs par jour pendant dix jours.
-
Ne pas remonter à la source de ses souvenirs.
-
Faire l’impasse sur ses souvenirs professionnels.
Ça a donné 39 ans ½ pour tous et, cinq ans plus tard, Basse Fidélité. (ndlr : deux autres excellents ouvrages publiés par Emmanuel sous le pseudo de Philippe Dumez)

J’ai eu l’occasion de rencontrer la personne qui avait édité ce livre chez Actes Sud, et elle m’a confié que Je me souviens du rock avait été un four commercialement parlant. Quelle injustice !
Un extrait au hasard :
269. Je me souviens qu’Iggy Pop est membré comme un jeune éléphanteau.
« Face B » de Maxime Schmitt (un conseil d’Emmanuel Plane)

C’est le Je me souviens du rock de Maxime Schmitt. Ai-je besoin d’en dire plus ?
Maxime Schmitt a eu beaucoup de casquettes dans sa vie, de membre actif du RCA Elvis Presley Commitee à parolier de Kraftwerk. Il le raconte sans rouler les mécaniques, avec une écriture très sèche qui lui va à merveille.
Le hasard a voulu qu’un jour, je rencontre Maxime Schmitt. Il prenait un pot avec un ami. Quand je me suis présenté à cet ami, je me suis rendu compte que c’était Ralf Hütter de Kraftwerk. Je ne me suis pas lavé la main pendant 15 jours !
Maxime Schmitt est l’auteur d’une trilogie : Face B, consacré à sa relation à la musique, Cinéma perdu (Le Castrol Astral), et Vélo volé (Gallimard), consacré à sa passion pour la petite reine. Ils sont tous les trois strictement indispensables.
Un extrait :
Le soir de cette fête, Willy DeVille doit raccompagner Marc Bolan. Je l’en dissuade. Cette nuit, Bolan disparaît dans un accident de voiture. Le dernier des T-Rex.
« L’Enfant du rock » de Philippe Manoeuvre (un conseil d’Emmanuel Plane)

François Gorin, dans le séminal Sur le rock, explique que, sans la musique, il n’aurait certainement pas écrit. Moi, sans la musique, je n’aurai certainement pas lu. Les seuls livres que j’ai achetés avec mon argent de poche étaient des livres sur le rock. Le premier d’entre eux étant L’Enfant du rock.
On a tendance à oublier que derrière Philippe Manoeuvre – le verbe, il y a Philippe Manoeuvre – la plume. Cette première autobiographie publiée en 1985 en est une démonstration magistrale. Comme dans les meilleurs 45 tours, il y a à la fois la mélodie et le rythme. Pour mon petit plaisir, je relis parfois, à haute voix, le premier chapitre, consacré à ses déboires avec Motörhead.
Un extrait :
La groupie italienne dégrafa lentement les boutons de mon jean et fit une grimace gourmande. Elle engloutit tout ce qui dépassait tandis que j’empoignais en gémissant ses seins lourds et blancs. C’est à ce moment que la porte a explosé. Et les Motörhead sont entrés dans ma chambre. Les Motörhead. Trois gigantesques Anglais, chevelus, sanglés dans leurs cuirs noirs cloutés. Motörhead, le cheval de fer du hard rock !
« Le Chewing-gum de Nina Simone » de Warren Ellis (une recommandation de Sylvain Chantal)

Forcément les livres de Nick Hornby, mais aussi peut-être ceux de James Lee Burke qui donnent envie de mettre un vieux blues ou du folk crasseux… (des conseils de Julien)

Un livre récent que j’ai mis du temps à finir, devant sans cesse aller consulter Youtube, est « Whatever Happened to The C86 Kids ? » de Nige Tassel. Je n’avais que huit ans lorsque la fameuse K7 C86 du NME (Ndlr : New Musical Express, magazine musical britannique) a été publiée, je n’y avais donc pas prêté attention, mais je me suis évidemment intéressée à de nombreux groupes de cette époque en menant ces dernières années des recherches pour mon livre consacré à Sarah Records.
Lorsque j’ai lu le livre de Nige, j’ai été légèrement surprise (honteuse ?) de réaliser qu’il y a en fait pas mal de titres sur cette K7 qu’il évoquait et que je ne connaissais pas, je suis donc allée voir de quoi il s’agissait. Et laissez-moi vous dire que c’est une sacrée expérience de découvrir « Buffalo » de Stump pour la première fois en 2022. C’est indescriptible ! (une recommandation de Jane Duffus)

Mes propres livres sur la musique j’espère. (une recommandation d’Hervé Bourhis)
(NDLR : oui, ça marche plutôt très bien)

« La Vie de Franz Liszt » de Guy de Pourtalès.
Pour mieux travailler son piano et écouter Lisztomania de Phœnix. (un conseil de JB Dunckel)

« Le Naufragé » de Thomas Bernhard (une recommandation de Christophe Boltanski)

« Jazz et vin de palme » d’Emmanuel Dongala, en particulier une nouvelle qui s’appelle « A love supreme ». (une recommandation d’Émilie)

La biographie de Keith Richards «Life» , ou les livres de Patti Smith. (des conseils de Claire)

J’ai lu il y a quelques mois « Les grands » de Sylvain Prudhomme , très beau roman récent sur un groupe de musique célèbre de la fin des années 1970 de Guinée-Bissau, qui propose une immersion sans aucun cliché dans l’Afrique d’aujourd’hui. Une envie irrésistible d’écouter de la musique africaine et de danser m’a pris dès que je l’ai refermé ! (un conseil de Sébastien)

« Les Beatles » de Pierre Merle et Jacques Volcouve (un livre par lequel mes parents ont partagé leur passion avec nous)

Tout ce que Nick Tosches a pu écrire sur le sujet (un conseil de Marc)

« American Psycho » de Bret Easton Ellis (un conseil de David)

« Hors la loi » de René Belletto (un conseil de David)

« La Tournée des grands ducs » d’Alex Kapranos, chanteur de Franz Ferdinand : faire le tour du monde avec un groupe de rock, manger des choses bizarres, écrire là-dessus (c’est le résumé du livre) (un conseil du Colonel Moutarde)

« Au tournant de la nuit » de Vincent Raynau : le très bon premier roman de Vincent Raynaud qui raconte très bien le parcours du leader d’un groupe des années 70 à nos jours. Avec une playlist impeccable pour accompagner la lecture (pub ! https://smarturl.it/AuTournantDeLaNuit) (un conseil d’Hélène)

« Le Temps où nous chantions » de Richard Powers : une famille multi raciale, un père juif d’Europe centrale et une mère afro américaine qui élèvent leurs enfants au-delà des races, de la société et du temps, grâce à l’amour de la musique (un conseil d’Alain)

« L’Haçienda, La Meilleure Façon de couler un club » de Peter Hook : L’ancien bassiste de Joy Division et de New Order prend la plume pour raconter l‘histoire du grand club mancunien où l’on croise les plus grands groupes de la pop anglaise des 80ies qui continuent à influencer toute une génération de jeunes musiciens – certaines anecdotes sont à pleurer de rire. (un conseil de Virginie)

« Mozipedia » de Simon Goddard. Une vraie encyclopédie sur mon groupe de pop anglaise préféré et sur le chanteur que j’ai probablement vu le plus sur scène. Le pauvre n’a pas très bien vieilli, mais il prouve que l’on peut conserver une voix merveilleuse même lorsque l’on devient un vieux con aigri. « Curepedia » doit paraître d’ici la fin de l’année dans la même collection. (un conseil de Virginie)
